Depuis que la crise financière a éclaté, l’autorégulation n’a pas bonne presse. Considérée par certains comme un passeport destiné à permettre au loup de circuler librement dans la bergerie, cette méthode – qui consiste à laisser les milieux professionnels édicter certaines réglementations – a été vilipendée par les observateurs de tous bords. Ceux-ci ont appelé de leurs voeux un retour massif à des réglementations étatiques, ignorant le fait que l’autorégulation est toujours pratiquée sous la surveillance des autorités compétentes. Faut-il brûler ce qu’on avait adoré ou, au contraire, se rappeler qu’en toute chose, seule la mesure compte?