Qui aurait cru que la fiscalité de l'épargne focaliserait à ce point l'intérêt du public? Jour après jour, ce thème a priori peu susceptible de passionner les foules fait la une des médias et suscite des débats passionnés. C'est qu'il se trouve au coeur des négociations entre l'UE et la Suisse sur la question du secret bancaire.
Toujours plus..., Pierre Mirabaud, Associé-gérant de Mirabaud & Cie, Banquiers privés et Président du Groupement des Banquiers Privés Genevois (PDF - 12 Ko)
"Toujours plus" semblait être la devise de ces managers qui ont conduit leurs entreprises à la ruine et qui sont aujoud'hui sommés de répondre de leurs actes devant la justice.
Réunis à Luxembourg le 8 octobre 2002, les ministres de l'économie et des finances des Quinze se sont penchés sur le projet de Directive communautaire sur la fiscalité de l'épargne et sur les difficultés qu'ils éprouvent à faire plier la Suisse.
La Commission fédérale des banques vient de mettre en consultation un projet d'Ordonnance sur la blanchiment d'argent qui augmentera sensiblement les obligations des banques et des autres intermédiaires financiers en matière d'identification et de surveillance de la clientèle.
Jamais le secret bancaire helvétique n'a subi des attaques aussi violentes qu'en ce moment. Jamais non plus ces attaques n'ont donné des signes aussi évidents de la mauvaise foi de ceux qui les lancent.
Les rapprochements qui ont marqué l'actualité récente au sein de la place financière helvétique ont suscité un certain nombre de questions quant à la viabilité du modèle des banques organisées sous la forme de sociétés de personnes.