2008

La lettre 35 - Décembre 2008 - PDF 501 Ko


Infrastructures : le moment d'agir

Thierry Oppikofer, journaliste, directeur de "Tout l'immobilier"

Les Genevois aiment à se l’entendre dire: leur «qualité de vie» est unanimement reconnue sur le plan international. A ce concept un peu flou, dont on use avec autant de générosité que du «développement durable», il est permis de préférer celui de compétitivité; c’est ce que font généralement les experts chargés de mesurer les atouts et inconvénients respectifs des principales places financières. La City de Londres, par exemple, publie deux fois par an une étude, confiée à un cabinet indépendant, le «Global Financial Centres Index». Genève s’y classe extrêmement bien, en sixième position après Londres, New York, Singapour, Hong Kong et Zurich. Son point faible: les infrastructures. Logements, transports, équipements: sommes-nous si mauvais que cela? Et la solution à tous nos maux se situe-t-elle entre Praille, Acacias et Vernets?

 

La lettre 34 - Mai 2008 - PDF 444 Ko


Refonte de la fiscalité : une boîte de Pandore

Xavier Oberson, Professeur à l'Université de Genève, avocat

L’affaire du DVD volé à une filiale d’une banque liechtensteinoise, puis acheté à prix d’or par les services secrets allemands n’était que le prélude à une attaque en règle contre la Suisse et son secret bancaire en matière fiscale. Ces critiques, lancées à l’origine par certains politiciens allemands, ont par la suite été reprises par d’autres, dont les dirigeants du parti socialiste suisse. Au cœur du débat : la distinction que la Suisse opère entre la soustraction d’impôt et la fraude fiscale. Nous avons demandé à un expert réputé – le Professeur Xavier Oberson, de l’Université de Genève – d’examiner les conséquences que pourrait avoir l’abandon de cette distinction. Il parvient à la conclusion que sa remise en cause impliquerait une refonte générale du système fiscal suisse.

 

La lettre 33 - Février 2008 - PDF 633 Ko


Economie et politique : l'indispensable dialogue

Michel Y. Dérobert, Délégué

Voici bientôt dix ans, l’avocat et professeur bâlois Peter Böckli estimait que les sphères dirigeantes du monde de l’économie et de la politique étaient en train de se séparer, inexorablement. Il montrait notamment que le système de milice, ce ciment de la Suisse, menaçait de s’effriter sous l’effet de tendances lourdes dépassant la volonté des gens. Qu’en est-il aujourd’hui ? Que faire pour que la cohésion entre l’économie et l’Etat ne s’effiloche pas ? Qu’en est-il du lien entre la place financière et son environnement politique ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles la présente « Lettre » s’efforce d’apporter une réponse.