2006

 

La lettre 31 - Décembre 2006 - PDF 258 Ko


A la recherche de la sphère privée

Charles H. Pictet, membre du Conseil pour la protection de la sphère privée, Genève
Matthias Kummer, Avocat, Kummer Public Affairs, Berne

La protection de la sphère privée des clients constitue un élément central de la culture bancaire suisse. Mais, pour l’être humain en général, l’érosion de la sphère privée est un symptôme de notre temps, qui s’étend bien au-delà du secteur bancaire. Les prestataires de service dans le domaine de la santé, les avocats, les directeurs de conscience, les scientifiques et les techniciens, les juristes, les médias et l’Etat sont eux aussi confrontés à cette question, sous divers angles et avec des degrés d’urgence variables. A première vue, ce sujet concerne l’individu, mais il touche en réalité le cœur même de notre société libérale. En Suisse, le Conseil pour la protection de la sphère privée a été créé il y a deux ans. Il couvre un large éventail de disciplines et de questions techniques et s’engage pour la défense de la sphère privée.

 

La lettre 30 - Août 2006 - PDF 242 Ko

 
Initiative "COSA" : ne pas jouer avec le feu!

Groupement des Banquiers Privés Genevois et Jean-Pierre Béguelin, Chef-économiste, Pictet & Cie
Le 24 septembre 2006, le peuple et les cantons suisses seront appelés à se déterminer sur une initiative intitulée "bénéfices de la Banque nationale pour l'AVS" (initiative COSA). Le Conseil fédéral et le Parlement la rejettent, jugeant qu'en plaçant la Banque nationale sous l'emprise du pouvoir politique, elle menacerait la monnaie et la prospérité du pays. Les milieux économiques - y compris la place financière suisse - estiment aussi que cette initiative est dangereuse. Son acceptation mettrait en péril la stabilité des prix et la confiance dans le franc suisse. Mais les questions posées par cette initiative sont complexes. Il n'est pas aisé, pour le commun des mortels, d'en mesurer tous les enjeux. 


La lettre 29 - Janvier 2006 - PDF 222 Ko 

  

Fiscalité des entreprises : être compétitif ou dépérir

Michel Y. Dérobert, Groupement des Banquiers Privés Genevois

Sujet parfois rébarbatif, la fiscalité n'en est pas moins une composante majeure de l'attractivité économique d'un pays. Loin d'être un paradis fiscal, la Suisse est pourtant, en ce qui concerne l'imposition des entreprises, plutôt bien notée. Elle aurait tort de se reposer sur ses lauriers, car la concurrence est vive. Si ses plus grands voisins peinent à se doter d'un cadre fiscal attrayant, plusieurs autres pays ont compris le parti qu'ils pouvaient tirer d'une politique plus dynamique. Un large débat s'est ouvert sur ce thème en Europe et en Suisse. Les chambres fédérales ont été saisies, l'année dernière, d'un projet de "deuxième réforme de l'imposition des entreprises". Un peu timide, ce projet a suscité des réactions mitigées. Cette réforme n'en mérite pas moins d'être soutenue, à quelques (importantes) exceptions près.